Énoncé de mission

Créé en début d’année 1968 sur volonté première de devenir  un Institut de Promotion Supérieure du Travail[1], le Centre Université-Economie d’Education Permanente (CUEEP) a , dans la région Nord Pas de Calais, à la fois devancé la loi du 16 juillet 1971[2].et « bénéficié » de la loi d’orientation pour l’enseignement supérieur de novembre1968, dite « Edgar Faure », qui a suivi les « événements » de mai 68.

A l’origine de la création du CUEEP :

  • une forte convergence de volontés d’acteurs socio-économiques et éducatifs dont le rapprochement remonte aux années de reconstruction de l’après-guerre[3].
  • l’impulsion dynamique du Recteur Debeyre[4] et d’un professeur de physique missionné par l’Université des Sciences et Techniques de Lille (USTL), André Lebrun, qui en devint le Premier Directeur.

En 1971, le CUEEP obtient du ministère de l’Education Nationale le statut à titre dérogatoire d’Unité d’Enseignement et de Recherche (U.E.R), qui lui confère des  possibilités d’intervention, y compris sur des terrains et auprès de publics non traditionnels des universités. C’est ainsi que se créent, la même année, les Actions Collectives de Formation (A.C.F)° basées sur les deux zones de mono-industrie sinistrées de Sallaumines et de Roubaix-Tourcoing.: Inspirées des expérimentations du CUCES[5] de Nancy et de Bertrand Schwarz dans le bassin Lorrain, elles construisent sur un territoire donné, une offre globale de formation articulée à une démarche volontariste d’analyse des besoins et de réduction des freins à l’accès des adultes à la formation.

Le CUEEP s’investit également dans la lutte contre l’illettrisme : pédagogie, recherche et  production pédagogique[6]

Dès l’origine, il y a en effet volonté des fondateurs d’articuler l’investissement sur les « terrains », la production pédagogique, la recherche et la formation de formateurs. Ce qui explique la double structuration en départements pédagogiques et en centres/ antennes sur tout le territoire régional. Les Cahiers d’Etudes constituent la source historique, témoin de ce modèle si particulier.

Les Cahiers d’Etudes du CUEEP : leur publication court de 1984 à 2007 (n° 1 au n° 60-61) à raison de 2 publications en moyenne par an. La revue Transformations leur succède en 2008.

Leurs objets : l’éducation des adultes, l’analyse des publics en formation, la dialectique  besoins/offres/demandes de  formation, la  didactique des matières, l’évaluation des dispositifs et systèmes  éducatifs, l’apport des technologies nouvelles aux Sciences de l’Education en général et à la formation des adultes en particulier.[7]

Ils se voulaient et ont été un trait de liaison entre praticiens et chercheurs, un témoin de l’implication du CUEEP et de ses partenaires, du département Sciences de l’Education et du Laboratoire Trigone dans les principales thématiques qui ont traversé la formation d’adultes.

Les Cahiers d'Etudes du CUEEP sont une trace de la pensée pédagogique « en train de se faire ».



[1] Les premiers  IPST ont été créés  dans les grandes villes universitaires dès 1951 (Grenoble). En 1965, on en comptait 9 en France.

[2] Portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente

[3] 2006,MLEKUZ Gérard et alii Histoire et mémoire de la formation Permanente des adultes en région Nord Pas de Calais, 1945-2000 , commande faite au CUEEP par le Conseil Régional, 2004

[4] Recteur en 1955, ex-doyen de la faculté de droit

[5] Centre Universitaire de Coopération Economique et social, statut d’institut avec création parallèle d’une association, l’ACUCES

[6] Commandé nationalement en 85 avec déclinaison régionale, la valise LUCIL (LUtte Contre l’Illettrisme) est la première valise pédagogique sur ce thème expérimentée nationalement en 86-87

[7] Phrase figurant en exergue des cahiers originaux.

Politique d'accès libre

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Historique de la revue

Créé en début d’année 1968 sur volonté première de devenir  un Institut de Promotion Supérieure du Travail[1], le Centre Université-Economie d’Education Permanente (C.U.E.E.P) a , dans la région Nord Pas de Calais, à la fois devancé la loi du 16 juillet 1971[2].et « bénéficié » de la loi d’orientation pour l’enseignement supérieur de novembre1968, dite « Edgar Faure », qui a suivi les « événements » de mai 68.

A l’origine de la création du CUEEP :

  • Une forte convergence de volontés d’acteurs socio-économiques et éducatifs dont le rapprochement remonte aux années de reconstruction de l’après-guerre[3].
  • L’impulsion dynamique du Recteur Debeyre[4] et d’un professeur de physique missionné par l’Université des Sciences et Techniques de Lille (USTL), André Lebrun, qui en devint le Premier Directeur.

En 1971, le CUEEP obtient du ministère de l’Education Nationale le statut à titre dérogatoire d’Unité d’Enseignement et de Recherche (U.E.R), qui lui confère des  possibilités d’intervention, y compris sur des terrains et auprès de publics non traditionnels des universités. C’est ainsi que se créent, la même année, les Actions Collectives de Formation (A.C.F)° basées sur les deux zones de mono-industrie sinistrées de Sallaumines et de Roubaix-Tourcoing.: Inspirées des expérimentations du CUCES[5] de Nancy et de Bertrand Schwarz dans le bassin Lorrain, elles construisent sur un territoire donné, une offre globale de formation articulée à une démarche volontariste d’analyse des besoins et de réduction des freins à l’accès des adultes à la formation...Le CUEEP s’investit également dans la lutte contre l’illettrisme : pédagogie, recherche et  production pédagogique[6]

Dès l’origine, il y a en effet volonté des fondateurs d’articuler l’investissement sur les « terrains », la production pédagogique, la recherche et la formation de formateurs. Ce qui explique la double structuration en départements pédagogiques et en centres/ antennes sur tout le territoire régional. Les Cahiers d’Etudes constituent la source historique, témoin de ce modèle si particulier.

Les Cahiers d’Etudes du CUEEP : leur publication court de 1984 à 2007 (n° 1 au n° 60-61) à raison de 2 publications en moyenne par an. La revue Transformations leur succède en 2008.

Leurs objets : l’éducation des adultes, l’analyse des publics en formation, la dialectique  besoins/offres/demandes de  formation, la  didactique des matières, l’évaluation des dispositifs et systèmes  éducatifs, l’apport des technologies nouvelles aux Sciences de l’Education en général et à la formation des adultes en particulier.[7]

Ils se voulaient et ont été un trait de liaison entre praticiens et chercheurs, un témoin de l’implication du CUEEP et de ses partenaires, du département Sciences de l’Education et du Laboratoire Trigone dans les principales thématiques qui ont traversé la formation d’adultes. Ils sont une trace de la pensée pédagogique « en train de se faire ».



[1] Les premiers  IPST ont été créés  dans les grandes villes universitaires dès 1951 (Grenoble). En 1965, on en comptait 9 en France.

[2] Portant organisation de la formation professionnelle continue dans le cadre de l’éducation permanente

[3] 2006,MLEKUZ Gérard et alii Histoire et mémoire de la formation Permanente des adultes en région Nord Pas de Calais, 1945-2000 , commande faite au CUEEP par le Conseil Régional, 2004

[4] Recteur en 1955, ex-doyen de la faculté de droit

[5] Centre Universitaire de Coopération Economique et social, statut d’institut avec création parallèle d’une association, l’ACUCES

[6] Commandé nationalement en 85 avec déclinaison régionale, la valise LUCIL (LUtte Contre l’Illettrisme) est la première valise pédagogique sur ce thème expérimentée nationalement en 86-87

[7] Phrase figurant en exergue des cahiers originaux.