• Apprentissage des adultes et Environnements numériques
    No 19 (2019)

    Numéro thématique coordonné par :

    • Annie Jézégou, Professeur des Universités en Sciences de l'Education et de la Formation, Laboratoire CIREL (EA 4354) - équipe Trigone, Université de Lille.
    • Louise Sauvé, Professeur en Technologies Educatives, Centre d’expertise et de recherche sur l’apprentissage à vie (SAVIE), Télé-Université du Québec 

    Ce numéro spécial "Apprentissage des adultes et Environnements numériques" de la revue TransFormations comporte plusieurs articles scientifiques issus de recherches en e-Formation des adultes et des jeunes adultes. 

    Au sens large, la e-Formation porte sur "des environnements d’apprentissage en ligne dont une des principales propriétés est d’utiliser les technologies multimédia et l’Internet pour faciliter l’accès à des ressources et des services éducatifs. Ces environnements intègrent des outils logiciels qui permettent la gestion et le suivi d’une formation en ligne, l’accès à des ressources pédagogiques médiatisées, des possibilités technologiques d’interactions synchrones et asynchrones, de travail et de collaboration à distance ou encore de production et de partage de contenus" (Jézégou, 2019, dir, Traité de la e-Formation des adultesp. 9). 

    En particulier, les articles de ce numéro traitent la question générale des interactions entre les dynamiques des apprenants et ces environnements.  

    Les coordinatrices de ce numéro thématique remercient les experts de  leur précieuse collaboration par le travail d'évaluation de chacune des soumissions à l'origine des articles publiés de ce numéro thématique. 

    Elles remercient également le programme Interreg Dig-e-Lab qui a soutenu sa publicartion dans le cadre du Fonds européen de développement régional – Met steun van het Europees Fonds voor Regionale Ontwikkeling. 

  • Faire émerger le réel du travail et concevoir la formation, autour des enjeux méthodologiques de l’analyse de l’activité des adultes
    No 18 (2018)
    Ce numéro spécial n° 18 de la revue TransFormations n’aurait pas eu lieu sans le concours des lecteur.trice.s, enseignant.e.s-chercheur.e.s et scientifiques, collègues, etc. qui ont pris de leur temps et investi leur savoir-faire scientifique pour expertiser en double aveugle et anonymement chaque contribution. On ne peut que citer leurs noms en guise de remerciement : Boanca-Deicu, Ioana; Champy-Remoussenard, Patricia; Chatigny, Céline; Cyrille, Gaudin; Jean, Alain; Holgado, Otilia; Levené, Thérèse; Oudet, Solveig; Pagoni, Maria; Petit, Lucie; Prost, Magali; Seferdjeli, Laurence; Simonet, Pascal; Vermelle, Marie-Christine et Yvon, Frédéric. Raquel Becerril Ortega, Simon Flandin et Christine Vidal-Gomel, coordinateur.trice.s du numéro spécial 18
  • Recherches en éducation et formation
    No 17 (2017)

    Ce numéro publie plusieurs articles portant sur des travaux de recherche en éducation et formation. Il n'a pas fait l'objet d'un appel à articles dans le cadre d'un numéro spécial. Il comporte des varias et une rubrique composée de deux articles. 

  • La formation à la recherche aux cycles supérieurs : finalités, usages et enjeux. Le cas des sciences de l’éducation.
    No 15-16 (2016)
     

    Numéro coordonné par :

    Mokhtar Kaddouri, Professeur des universités, Laboratoire CIREL - équipe Trigone (EA 4354), Université de Lille, 

    et 

    Francisco A. Loiola, Professeur titulaire, Laboratoire CRIPFE, Université de Montréal (Canada) 

  • Savoirs profanes, savoirs scientifiques dans la formation des enseignants
    No 13-14 (2015)
    SAVOIRS PROFANES, SAVOIRS SCIENTIFIQUES DANS LA FORMATION DES ENSEIGNANTS

    Anne Jorro (CNAM, Crf)
    Nicole Tutiaux-Guillon (ESPE Lille Nord de France, CIREL-Théodile)

    Ce numéro, consacré à la question des savoirs profanes et des savoirs scientifiques dans la formation des enseignants, constitue un prolongement du colloque de Lyon de mars 2013 en hommage aux travaux de J.P. Astolfi et en particulier à l’atelier qui interrogeait la place des savoirs dans la professionnalisation des enseignants. Mais la thématique en est élargie et des chercheurs qui n'y ont pas participé contribuent à ce numéro, à travers des réflexions sur les expériences pratiques comme à travers des présentations de recherches.
  • L’appropriation des artefacts matériels et symboliques dans les pratiques d’enseignement et de formation des adultes : enjeux, modalités et transformations
    No 12 (2014)
    Dans l’univers de la formation, qu’il s’agisse de la formation d’enseignants ou de formation professionnelle, la question des modalités d’apprentissage/développement des adultes est centrale et récurrente. Une des tendances actuelles consiste à rompre avec les modèles classiques de l’apprentissage et du développement (linéaires, plaçant le sujet "en majesté" et comme déjà-là) pour se focaliser sur les transformations de l’activité (Lefeuvre, Garcia et Namolovan, 2009). Aussi, l’apprentissage et le développement ne sont plus pensés comme des processus isolés ou comme des pratiques particulières, séparées de la praxis. Les transformations, que l’on qualifie habituellement d’apprentissage/développement, sont en réalité inhérentes, intrinsèques à l’activité ici et maintenant ; activité qui peut par ailleurs être une pratique d’étude dans les formations à dominante curriculaire, ou une pratique de ré- élaboration lors de formations à dominante réflexive.
  • Approches de l'activité & Sciences de l'éducation
    No 11 (2014)
    EDITORIAL : APPROCHES DE L’ACTIVITE & SCIENCES DE L’EDUCATION

    Brigitte ALBERO & Jérôme GUERIN, Professeurs des universités, Université Européenne de Bretagne Rennes 2 et Université Occidentale de Bretagne, Centre de recherche sur l’éducation, les apprentissages et la didactique (CREAD-EA 3875), France

    Plus de cinq décennies de travail en sciences de l’éducation ont amené cette pluridiscipline à tenir ensemble, dans la pluralité de ses courants et de ses approches, une triple exigence formulée de diverses manières par des enseignants-chercheurs du domaine (Avanzini, Charlot, Develay, Meirieu) : l’exigence épistémique de l’élaboration de connaissances selon les principes débattus en sciences humaines et sociales (SHS) ; l’exigence praxéologique qui consiste à faciliter, voire à les conceptualiser pour mieux les instrumenter, les relations entre connaissance et action dans les champs de pratiques concernés ; l’exigence axiologique qui consiste à produire une connaissance objectivée, socialement utile, dans la conscience et le sens de valeurs partagées au service du développement humain et de l’institution démocratique.
  • Enquêter aux "marges" de la société. Des expériences de chercheurs
    No 10 (2013)

    INTRODUCTION : ENQUETER AUX "MARGES" DE LA SOCIETE. DES EXPERIENCES DE CHERCHEURS

    Nacira AÏT-ABDESSELAM, maître de conférences, Université Lille 1, Laboratoire CIREL-Trigone (EA 4354) 

    • "Le chercheur doit avoir le courage de ne pas s’ingénier à faire illusion en prétendant être toujours rationnel et gagnant dans la résolution des problèmes difficiles de la recherche, et il doit avoir le courage de supporter le désaveu des milieux académiques pour avoir été honnête. "
      Douglas (1976, p. 93), cité par Bizeul (1999) DE L’IDEE AU PROJET 

    Quelles sont les questions à partir desquelles est née l’idée de réalisation de ce numéro consacré aux pratiques d’enquêtes auprès des personnes socialement démunies et engagées dans un processus de formation ? Une expérience personnelle de chercheure est à l’origine de ce numéro. Il s’agit de la rencontre d’hommes et de femmes interviewés dans le cadre de recherches financées et menées, entre autres, sur le rapport au savoir d’un public inscrit en formation de base et dont on dit qu’il est "vulnérable", "précaire", "exclu", autant de désignations ordinaires dont se nourrit une approche privative de la sociologie (Frétigné, 2011).
  • Professionnalisation et nouvelles formes de professionnalités des formateurs d'adultes
    No 9 (2013)

    INTRODUCTION : ENTRE REFORME DE LA FORMATION ET EVOLUTION DES PROFESSIONNALITES, OU EN EST LA PROFESSIONNALISATION DES FORMATEURS D’ADULTES ?

    Nathalie LAVIELLE-GUTNIK, maître de conférences, Université de Lorraine Nancy, membre du Laboratoire Interuniversitaire en Sciences de l’Education et de la Communication (Lisec-EA 2310)
    Catherine NEGRONI, maître de conférences, Université Lille 3, membre du Centre Lillois d’Etudes et de Recherches Sociologiques et Economiques (Clersé), membre associée du Centre Interdisciplinaire de Recherche en Education de Lille (Cirel-EA 4354)
    Maryvonne SOREL, maître de conférences honoraire, Université Paris Descartes membre du Centre de Recherche de la Formation, Cnam (CRF-EA 1014)

    En 1971, Fritsch (p. 15) introduit "son examen de la situation de la formation des adultes dans la société française contemporaine" en signalant le caractère vague et imprécis de l’expression "formation des adultes" : pour lui, malgré le cadre législatif qui en contraint la mise en œuvre, la formation continue des adultes continue d’être une fonction diffuse dont l’organisation tant dans l’entreprise que hors entreprise n’est pas facilement accessible : variété des organisations privées ou publiques, variété des besoins, variété des publics… au point que pour l’auteur "même en s’en tenant aux formes organisées de la formation des adultes, la diversité des caractéristiques institutionnelles et le mélange des genres semblent rendre vain tout essai de constitution d’une typologie". Il en est de même pour les personnes impliquées dans la mise en œuvre, qu’il s’agisse des formateurs ou des concepteurs, des responsables administratifs ou des commerciaux…: activités peu visibles ; postes mal repérés -pas de statut défini, différences de salaire, impressionnisme des modalités d’accès puisque aucune obligation de licence (Hughes, 1996) pour exercer, des formateurs occasionnels plus nombreux que les permanents. Les facteurs explicatifs de cette situation sont aussi nombreux que les points de vue susceptibles d’être adoptés pour l’étudier : il est remarqué que si la formation des adultes n’a pas attendu le texte de 1971 pour exister, le caractère contraignant de son organisation est récent, à l’origine d’un redéploiement des problématiques, des intentions et des formes ; il est remarqué également le souhait de ne pas procéder à la professionnalisation des acteurs de la formation qui doivent maintenir une proximité entre travail et formation, le mot d’ordre est donc d’éviter la création d’un corps d’enseignants, la formation ne devant pas être l’occasion d’une carrière. L’analyse des discours, des pratiques et des trajectoires de la population des formateurs observée par l’auteur conduit par ailleurs ce dernier à pointer la marginalité des formateurs d’adultes : mobilité sociale descendante justifiée par le souhait d’exercer une activité "hors des sentiers battus" ou mobilité ascendante, l’itinéraire témoigne d’une trajectoire scolaire atypique par rapport à l’origine sociale. A cela, s’ajoutent des positionnements axiologiques dissonants - entre conception stratégique et utilitariste, l’ambition est alors de "favoriser l’évolution des entreprises", "dynamiser l’économie", "préparer des hommes adaptables" et conception humaniste, la formation est alors pensée au service de la personne en vue de "permettre l’épanouissement personnel", "optimaliser les relations humaines", "favoriser l’autonomie", ceci empêchant le développement d’une culture et d’une socialisation professionnelle univoque.

  • Entre actualité, commande et demande : quelles recherches en éducation et en formation des adultes ?
    No 8 (2012)

    INTRODUCTION : ENTRE ACTUALITE, COMMANDE ET DEMANDE : QUELLES RECHERCHES EN EDUCATION ET FORMATION DES ADULTES ?

    Thomas DUMET, maître de conférences en sciences de l’éducation, Université de Lille, membre de l’équipe Trigone du laboratoire Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille (Cirel-EA 4354)

    • "(…) il est clair que les pouvoirs intellectuels ne sont jamais aussi efficients que lorsqu’ils s’exercent dans le sens des tendances immanentes de l’ordre social, redoublant alors de manière indiscutable, par l’omission ou la compromission, les effets des forces du monde, qui s’expriment aussi à travers eux." Bourdieu, P. (2003), Méditations pascaliennes. Paris, France : Seuil, p. 11
       
    • "Qu’est-il donc impossible de penser et de quelle impossibilité s’agit-il ?" Foucault, M. (1966), Les mots et les choses. Paris, France : Gallimard, p. 7

    Ce numéro porte sur les tensions existantes entre ce que l’on appelle communément les commandes ou demandes "sociales" et les attendus scientifiques dans la recherche en éducation et en formation des adultes1 . Cet objet n’est ni nouveau, ni particulièrement récent pour les sciences de l’homme et de la société. De nombreuses publications lui ont été consacrées jusqu’à aujourd’hui. Pourtant, certains indices peuvent laisser supposer qu’une contribution collective sur ce thème revêt encore aujourd’hui un intérêt. En tant que tel, ce volume est en effet consacré à une interrogation lancinante pour la communauté des chercheurs, apprentis-chercheurs ou étudiants travaillant à mieux connaître l’éducation et la formation des adultes. Sans qu’elle ne soit nécessairement explicite, cette question ressurgit régulièrement p. 5-20 5 1 Ce volume est le fruit d’un travail collectif impliquant de nombreuses personnes, notamment les différents responsables de la revue. Il importe donc ici de remercier tout particulièrement Anne Dourlens et Nathalie Masclef pour le travail conséquent qu'elles ont réalisé, Mokhtar Kaddouri pour le soutien qu’il a accordé à ce numéro et pour sa relecture attentive d’une première version de l’introduction et Gilles Leclercq pour sa relecture tout aussi attentive malgré une mise au repos forcée.
    Lorsqu’il s’agit de discuter des recherches en éducation et en formation des adultes : celle-ci était-elle financée ? Dans quelles conditions telle piste de recherche a été définie ou suivie ? A quoi servent ces recherches ? Quels en sont les éventuels produits valorisables dans et hors de notre communauté ? Etc. Si de nombreux débats ont d’ores et déjà été ouverts pour tenter de répondre à ces interrogations, les différents aspects liés à ce sens commun de la communauté des chercheurs en sciences de l’homme et de la société méritent donc d’être questionnés à nouveau. C’est ce que les auteurs dont les contributions suivent ont accepté de faire, apportant, chacun à leur manière, des éléments d’explication, de compréhension et/ou de réponse aux tensions abordées ici.

  • Usages et dispositifs de formation : les dispositifs entre domination et initiative
    No 7 (2012)

    HISTOIRE DU NUMERO : DE L’APPEL A PROPOSITIONS AUX TEXTES DEFINITIFS

    Gilles LECLERCQ, professeur des universités, Université de Lille 1, membre de l'équipe Trigone du laboratoire Centre Interuniversitaire de Recherche en Education de Lille, Cirel (EA 4354)

    On peut lire dans le site de TransFormations les consignes données aux chercheurs qui souhaitent coordonner un numéro de cette revue. Ils y apprennent que deux possibilités, qu’il est d’ailleurs possible de combiner, sont envisageables. La première consiste à composer un numéro en choisissant à l’avance les contributeurs. Si nous avions choisi cette solution, nous aurions demandé à quelques personnes, faisant autorité sur la thématique que nous avons choisie, de dresser un état des savoirs, d’expliquer en quoi elles ont contribué à renouveler le débat, comment celui-ci se dessine aujourd’hui et quel serait le regard original ou décalé qu’il serait intéressant de porter. La seconde solution consiste à procéder à un appel large. Il convient alors de diffuser dans les réseaux de recherche adéquats un texte d’intention sur lequel les auteurs potentiels qui le souhaitent prennent appui pour élaborer une proposition d’article. C’est cette solution que nous avons retenue. Nous l’avons envisagée comme une première étape permettant à des auteurs d’exprimer leur point de vue en même temps que seraient rassemblés des textes que nous espérions significatifs. Nous souhaitions que cette première étape soit suivie d’une autre où nous demanderions à des spécialistes du champ de réagir tout en évaluant les effets de la lecture de ce septième numéro sur leurs propres travaux. Faute de place et de temps, nous n’avons pas engagé cette seconde étape pour l’instant. Elle pourrait faire l’objet d’un rebond dans un numéro à venir de TransFormations.

  • L'alternance dans l'enseignement supérieur : de nouvelles perspectives ?
    No 6 (2011)

    INTRODUCTION : L’ALTERNANCE DANS LA FORMATION DES CADRES, DES INGENIEURS ET DES PROFESSIONNELS DE L’HUMAIN : UN ENJEU PEDAGOGIQUE FACE A L’HYPERMODERNITE

    Mehdi BOUDJAOUI, maître de conférences en sciences de l'éducation, directeur du département Sciences de l'Education et Formation d'Adultes à l'Université de Lille 1, membre de l'équipe Trigone du laboratoire Cirel (EA 4354)

    L’idée de la thématique de ce numéro de la revue TransFormations est venue à la suite d’un symposium sur l’alternance éducative organisé dans le cadre du colloque "La pensée complexe : défis et opportunités pour l’éducation, la recherche et les organisations" qui a eu lieu les 31 mars et 1er avril 2010 à l’Université de Lille 1. En effet, une grande partie des contributions a porté sur des questions d’alternance dans l’enseignement supérieur. D’autres auteurs sont venus s’ajouter à ce noyau initial. Au regard de ce travail, nous pouvons nous interroger sur les raisons qui amènent la pensée complexe à devenir un axe de questionnements pour l’alternance dans l’enseignement supérieur ? Probablement que la période socio-économique et institutionnelle troublée que nous vivons actuellement nous amène à nous interroger sur la formation initiale des élites supérieures et intermédiaires, et des professionnels de l’humain.

     

  • L'ingénierie de la formation. Questions et transformations
    No 5 (2011)

    INTRODUCTION : L'INGENIERIE EN FORMATION, RENOUVELER LES QUESTIONS DE RECHERCHE

    Jean CLENET, professeur des universités en sciences de l’éducation au Cueep à l’Université de Lille 1, directeur de l’équipe de recherche Cirel-Trigone, membre du directoire du Cirel (Centre Interuniversitaire de Recherche en Education), EA 4354

    Des intentions

    Dans l’appel à communication préparatoire à ce numéro de la revue TransFormations, nous rappelions avec T. Ardouin1 , que l’ingénierie de la formation et celle de la formation des adultes en particulier, prenait des formes plurielles. Déjà, nos collègues de l’Université de Rennes et de Tours, à la suite du colloque de Rennes en 2009, avaient choisi le mot "archipel" pour désigner ce phénomène en opposition à "continent", pour bien signifier un sens autre et pluriel. Archipel signifie l’existence de plusieurs entités formant configuration et faisant système avec des parties visibles et invisibles ; cela dans des contextes changeant et confrontés à de nouvelles questions, à des "transformations et des recompositions" (Brémaud, Guillaumin, 2010). En effet, dans un contexte socio-politique et formatif en forte évolution : réforme de la Formation Professionnelle, Congé Individuel de Formation, Validation des Acquis de l'Expérience, développement de l’alternance, mises à distance, environnements numériques de travail, …, il convient de faire un point d’étape, forcément partiel, et peut-être de déceler des modalités renouvelées de l’ingénierie versus formation. Au-delà, il s’agit de comprendre les ressources théoriques et les environnements épistémologiques mobilisés pour développer des recherches le plus souvent associées à, ou sur des pratiques de l’ingénierie en formation.

  • La valorisation des expériences personnelles et professionnelles
    No 4 (2010)

    INTRODUCTION

    Marie-Christine PRESSE, professeure des universités à l’université Lille 1 - Cueep, chercheure de l’équipe Cirel-Trigone, Lille 1, EA 4354 (France)
    Carmen CAVACO, professeure auxiliaire de sciences de l´éducation à l´université de Lisbonne, Institut de l´Education (Portugal)
    Jean-Marie De KETELE, professeur émérite de l'Université Catholique de Louvain (UCL, Belgique) et de la Chaire Unesco en sciences de l'éducation (Dakar)

    L'idée de jadis d'une orientation exclusivement destinée à des élèves des collèges ne tient plus. Nous assistons en effet en matière d'orientation à son actualité redoublée de l'école primaire à l'université et bien au-delà. L'école primaire travaille au socle commun de compétences et questionne d'emblée l'orientation active. Les procédures de reconnaissance de validation et de valorisation accordent à l'expérience et à son pouvoir formatif, une place de plus en plus importante dans la société. Il existe incontestablement une"volonté politique pour donner une valeur sociale aux savoirs acquis à travers l'action, qu'il s'agisse d'une action professionnelle, d'expériences de vie ou d'un autre type d'expériences" (Jobert, 2005, p. 11).

  • L'orientation : une problématique renouvelée
    No 3 (2010)

    PREFACE : L'ORIENTATION TOUT AU LONG DE LA VIE : UNE REVOLUTION PARADIGMATIQUE A OPERER

    Gaston PINEAU, professeur émérite à l'université de Tours

    Parcourir les articles de ce numéro de Transformation sur l'Orientation des adultes m'a provoqué une triple jouissance : aviver et éclairer ma réflexion sur mes expériences vitales d'orientation tout au long de ma vie, depuis mon enfance jusqu'à mon âge d'adulte… respectable (soixante-et-onze ans) ! Essayer d'opérer un point théorique. Et enfin expliciter une piste transdisciplinaire pour tenter de travailler, à leur mesure, la complexité des transformations socio-cognitives, institutionnelles et professionnelles, entraînées par cette ouverture de l'orientation tout au long et dans tous les secteurs de la vie. Aux concepteurs porteurs de ce numéro, je rends donc une reconnaissance que, étant donnée mon espérance de vie limitée, je dois qualifier d'éternelle pour bien traduire son ampleur.

  • Accompagnement en éducation et formation : regards singuliers et pratiques plurielles
    No 2 (2009)

    INTRODUCTION

    Jean-Noël Demol, professeur associé en sciences de l'éducation au Cueep, laboratoire Trigone-Cirel, EA 1038

    PETITE HISTOIRE ET POSTURE EPISTEMOLOGIQUE

    L'origine de cet ouvrage collectif peut sembler tout à fait banale pour qui la connaît, c'est à dire peu de personnes. Quelques mots à son sujet ont pour ambition d'informer le lecteur et de l'aider à percevoir le sens du travail. Disons d'emblée qu'il ne s'agit pas ici de fournir une énième publication sur une thématique et des pratiques qui demeurent dans l'actualité du champ de l'éducation et de la formation. Comme ce fut le cas pour une précédente publication collective, force est de constater que l'accompagnement fait partie de pratiques, de recherches, de rechercheaction initiées par nombre d'entre-nous formateurs, enseignants–chercheurs et/ou doctorants, sans que nous puissions pour autant formaliser et communiquer les travaux en cours. L'occasion est ici donnée à chacune et chacun de préciser sa pensée et d'oser la transmettre afin qu'elle puisse apporter sa contribution fut-elle modeste à la communauté. Au demeurant, la thématique demeure ouverte à l'issue de cette publication comme en symbolise l'absence de conclusion générale. Voici ce qui peut ressembler à une première raison de publier ce numéro. La deuxième tient au fait que M. Beauvais et moi-même avons ouvert en 2004 une unité d'enseignement pluri-disciplinaire intitulée Accompagnement en éducation – formation à l'adresse des étudiants en licence sciences de l'éducation. L'objectif était double. Il s'agissait d'une part de cerner la notion d'accompagnement parmi l'ensemble des conceptions et des pratiques en éducation et formation. Et d'autre part, d'être en mesure de se doter de références susceptibles d'approfondir la notion d'accompagnement et d'interroger ses propres conceptions et/ou pratiques. En 2008 cette unité d'enseignement devient fonctions et postures en éducation et en formation. Nous souhaitons là aussi modestement laisser une trace de ce qui fut cette unité, moins comme une mémoire mais davantage comme une ressource potentielle pour qui souhaite travailler sur l'accompagnement. Enfin, la troisième est notre souhait dans ce numéro, d'une ouverture inter universitaire et d'un apport multi-culturel par les contributions de collègues d'autres pays.

  • Mieux connaître les adultes peu qualifiés et peu scolarisés
    No 1 (2008)

    INTRODUCTION : CONNAITRE LES ADULTES PEU SCOLARISES ET PEU QUALIFIES : DES RECHERCHES POUR COMPRENDRE ET AGIR

    Véronique LECLERCQ, professeur en sciences de l’éducation au Cueep, membre du laboratoire Trigone, Lille 1, EA 1038

    Le Réseau Français de Sociolinguistique a fait circuler en février 2008 un texte signé par 250 chercheurs en linguistique, sociolinguistique et didactique du français appelé "Langue et insertion : manifeste du Réseau Français de Sociolinguistique". Ce manifeste propose une critique des diagnostics linguistiques effectués sur les "jeunes en difficultés scolaires", "jeunes des banlieues", "enfants en échec de lecture" et dénonce l’utilisation de ces diagnostics par la presse, mais aussi par les pouvoirs publics, notamment l’Education Nationale dans sa volonté de réforme de l’école (enseignement de la lecture, de la grammaire…). Tout en réaffirmant la nécessité pour les élèves de s’approprier les normes du français, les chercheurs condamnent les approximations, les généralisations abusives, bref la méconnaissance des populations concernées. Les adultes de faible niveau de scolarisation et de faible niveau de qualification dont les dénominations varient (populations "vulnérables", "précaires", "défavorisées", "en difficultés", "sensibles", etc.) ont souvent fait l’objet des mêmes analyses hasardeuses, dénoncées par de nombreux chercheurs depuis que sont apparues sur la scène publique les problématiques de l’exclusion socioprofessionnelle, de l’illettrisme, de la sousqualification…